INFORMATIONS SUR LE PAYS

-- INFORMATIONS ECONOMIQUES

 

Le marché
 
Les secteurs porteurs
 

Le pétrole et le gaz , naturellement puisqu'ils représentent plus de 90% des revenus du pays à l'export. L'ouverture de nouvelles plateformes offshore relance l'activité. Malgré les problèmes posés par les soulèvements des communautés touchées par la dépréciation écologique des régions pétrolières, la production se tient et l'avenir reste encore brillant.

 

L'agroalimentaire bénéficie largement des 128 millions d'habitants que compte ce pays. La demande est forte et la distribution finale se fait souvent par les réseaux informels des marchés, seul réseau qui permette de toucher l'ensemble de la population. Nestlé affiche ainsi un chiffre d'affaire 38% plus élevé en juin 2001 qu'à la même période en 2000 et 100% de plus qu'en 1998. Les brasseries sont touchées par le même boom, les usines fonctionnent à 100% de leur capacité et n'arrivent pas à répondre à la demande nationale. Les investissements en terme de rénovation et de construction d'usines dans ce secteur se multiplient. Ainsi Nigerian Breweries va t'elle sous peu ouvrir l'usine d'embouteillage la plus moderne et la plus grande d'Afrique subsaharienne à Enugu.

 

L'eau est également d'actualité. Ce secteur est en effet en voie de privatisation sur Lagos, la Banque Mondiale a été chargée des études préparatoires en 1998.

 

L'industrie pharmaceutique va certainement bénéficier de la privatisation des ventes de médicament dans les hôpitaux sur l'état de Lagos ainsi que de la loi des finances 2001 qui prévoit l'achat de 37 millions d'unités de vaccin contre la méningite pour un montant de 11 MUSD. Les ambitions du nouveau ministre de la santé en terme de programmes de santé primaire et de construction de nouveaux hôpitaux dans chacune des 6 zones géopolitiques du pays ne peuvent que dynamiser ce secteur d'activité.

 
La télécommunication est Le sujet d'actualité au Nigeria. L'attribution de licences pour la téléphonie mobile et la privatisation de NITEL, l'entreprise publique détenant le monopole de la télécommunication, laisse prévoir une augmentation exponentielle des abonnés et donc l'ouverture d'un nouveau marché des équipements parallèles à la téléphonie mobile et fixe. Le FMI attache toute son attention à ce que
ce projet aboutisse à temps et de manière exemplaire.
 
REFLEXIONS SUR LES POLITIQUES ECONOMIQUES  DU GOUVERNEMENT FEDERAL
 

Un article d'Ayo Teriba, Lagos Business School

 
L es objectifs récemment annoncés par le gouvernement fédéral laissent penser que l'administration actuelle est décidée à arriver à un taux de croissance économique de 10 % par an d'ici l'an 2003. Au vu de la
sous-utilisation des capacités dans certains secteurs de l'économie (terres arables, ressources en eau, ressources minérales et immense main-d'œuvre au chômage), il va sans dire que les taux de croissance visés ont toujours été à la portée de l'économie nigériane. Toutefois,
on n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi, au cours de ces dix dernières années, l'économie est en proie à la stagnation et à un déclin rapide, en dépit d'énormes potentialités. En termes réels, la croissance économique a été de moins de trois pour cent par an pendant cinq ans sur les sept derniers Etant donné que l'on estime le taux de croissance de la population à environ trois pour cent par an, le revenu par tête d'habitant a baissé pendant cinq ans sur les sept dernières années.
 

Année

1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999

PIB réel (% annuel)

8 5 3 2.7 1 2.2 3.4 3.2 2.4 2.7
 

Chiffres officiels de croissance économique réelle (Source : Banque Centrale du Nigeria)

 

Il va sans dire qu'il ne sera pas facile de faire passer la croissance économique à l'heure actuelle proche de 0% à presque 7% en l'espace de trois ans. Ceci nécessitera un examen rigoureux des problèmes et une mise en oeuvre transparente des politiques visant à y remédier.

 
Parmi les domaines sur lesquels il faudra travailler, il convient de citer entre autres :
 
L'agriculture
 

Le Nigeria et les autres pays africains ont besoin de se pencher sur les aspects faciles et difficiles des réformes agraires. Il y avait une époque où ils exportaient plus de produits agricoles que leurs homologues asiatiques, comme la Malaisie et l'Indonésie : ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Les pays en développement d'Asie et d ‘Amérique latine exportent, à présent, plus de produits agricoles et de ressources minérales que les pays africains, y compris le Nigeria. Ceci a poussé certains économistes à soutenir qu'il n'est pas vrai que ces derniers dépendent trop du secteur primaire. En réalité, la vérité est que même le secteur primaire est en déclin en Afrique. L'on comprend alors que la dette extérieure soit un problème qui dure. Des réformes s'avèrent nécessaires pour remédier aux effets d'une pluviométrie irrégulière, mettre au point des engrais plus adaptés aux sols tropicaux et encourager davantage les gens à se lancer dans l'agriculture.

 
Le pétrole
 

Sans les contrats de joint-venture, il va sans dire que l'on aurait arrêté de produire du pétrole au Nigeria. Si l'on arrive à exporter du gaz naturel liquéfié, c'est grâce à ces contrats qui permettent aux partenaires privés de gérer des entités dont ils sont copropriétaires avec le gouvernement, les protégeant ainsi des interférences politiques et du népotisme. Par exemple, les raffineries fonctionneraient très bien aujourd'hui si elles étaient des joint-ventures. Peut-être qu'il est temps d'en faire des joint-ventures, tout comme les projets pétroliers et gazier.

 
L'infrastructure économique
 

De même, NEPA, NITEL, Nigerian Railways, Nigeria Airways, les transports urbains, les ports, les systèmes d'approvisionnement en eau et de gestion des déchets fonctionneraient normalement en tant que joint-ventures. On arriverait à avoir de meilleures routes en les faisant construire par des sociétés privées qui percevraient un péage jusqu'à ce qu'elles récupèrent leurs capitaux et les fonds requis pour l'entretien. Il s'agit de la méthode build-operate-transfer (BOT) que l'on a utilisée intensivement dans un grand nombre de pays en voie de développement. Ainsi, le gouvernement pourra utiliser la plupart des fonds destinés à la construction des routes pour augmenter les revenus réels, étant donné que la commercialisation des routes ne pourra pas se faire sans une politique agressive de réforme des revenus. On pourra utiliser les fonds restants pour la construction de routes qui n'ont pas de valeur économique, c'est-à-dire celles pour lesquelles on ne pourra pas exiger de péage.

 
Les infrastructures sociales
 
Le gouvernement devrait veiller à ce que les gens soient assez bien payés pour pouvoir envoyer leurs enfants dans des établissements privés et se faire soigner dans des hôpitaux privés. Si les prestataires sont sûrs que les gens sont assez aisés pour pouvoir se payer leurs services, la plupart d'entre eux pourront se procurer des fonds sur
le marché financier pour pouvoir fournir des services de qualité.
Le gouvernement pourra alors apporter directement un soutien supplémentaire aux usagers sous forme de versements en espèces pour les frais de scolarité et les dépenses de santé. Il est plus facile d'évaluer les impacts de ce genre de politiques et de définir plus clairement
les groupes cibles
 
L'industrie manufacturière/l'industrialisation
 

Le Nigeria, tout comme les autres pays africains, n'a pas réussi à s ‘industrialiser, en dépit des grandes leçons qu'il a pu tirer de l'expérience d'au moins douze pays asiatiques et qui enseignent que l'industrialisation n'est possible que si le gouvernement encourage résolument le secteur privé. Le pays a besoin d'une politique industrielle efficace que l'on est loin d'avoir, étant donné que le gouvernement semble abandonner ce travail d'industrialisation entièrement au secteur privé. Les incitations gouvernementales semblent avoir joué le rôle le plus important dans toutes les expériences de transitions industrielles réussies en Asie de l'Est.

 

Le travail de réforme économique à accomplir par l'administration Obasanjo est monumental, tout comme la tâche de réformes politiques à laquelle était confronté le régime d'Abdusalam à cette époquz, l'an dernier. Les juntes militaires de Babangida et d'Abacha ont porté un coup dur aux secteurs économique et politique. Le général Abdusalam a eu le grand mérite d'accomplir le saut politique tant désiré que Babangida et Abacha ont refusé de faire. Il y est arrivé en libérant tous les prisonniers politiques, mettant ainsi fin à la répression politique de façon si convaincante que les exilés politiques sont revenus au pays. Il a ensuite entrepris des consultations à grande échelle avec tous les secteurs sur le programme de transition démocratique, les amenant ainsi à faire confiance à son programme de transition politique. Le gros succès du régime Abdusalam a été le passage à la 4ème République avec Obasanjo. Même s'il reste encore plusieurs poches de conflits politiques, il va sans dire que la réussite de la transition a posé les bases d'une résolution durable. Etant donné qu'il convient de louer l'administration Abdulsalam pour avoir trouvé une solution à ce grand problème politique et qu'il n'est plus nécessaire de reprendre à zéro, le défi politique que doit relever le général Obasanjo se limite à préserver et à consolider ce que lui a légué le régiime précédent. Ceci serait trop peu pour une période de quatre ans étant donné qu'Abdusalamn a accompli son exploit en moins d'un an. Le plus gros apport qu'Obasanjo puisse faire, c'est de faire le bond en avant requis sur le plan politique.

 

L'une des grands échecs de l ‘admistration Abdusalam a été le gâchis économique qu'il a laissé derrière lui. D'autre part, il faut signaler également le niveau élévé de corruption qui a marqué le régime. L'administartion Obasanjo s'occupe déjà de la question de la corrution. Néanmoins, le fait que les juntes militaires de Babangida et d'Abacha ont permis à un groupuscule d'avoir indûment accès aux deniers publics n'est qu'une facette de l'aspect économique. L'autre facteur, nettement plus important mais moins visible, est que les mêmes régimes ont injustement empêché la plupart des Nigérians de jouir du fruit légitime de leurs efforts. L'aspect le plus important des réformes économiques sur lequel le régime actuel devrait se pencher consiste à remédier à cette situation en veillant à ce que chaque Nigérian puisse profiter de ses efforts.

 
Il est nécessaire de procéder à une réforme drastique des revenus pour montrer que le nouveau régime veut encourager les efforts des gens, tout autant qu'il est décidé à lutter contre la corruption. Au vu de la quantité de fonds gaspillés dans les milieux gouvernmentaux comme, par exemple, les fonds dont disposait le PTF et les sommes détournées par les officiels des régimes précédents et leurs compères, il est évident que l'Etat a suffisamment d'argent pour récompenser adéquatement les efforts des gens.C'est ce que le régime Obasanjo se doit de faire pour ressusciter les pyramides d'arachides qui, par le passé, étaient l'un des nombreux symboles de la puissance de notre pays sur le plan agricole. Ceci encouragera les vieux et les jeunes, les gens instruits et les illéttrés à retourner à la terre comme c'était le cas par le passé et comme le font aujourd'hui des millions d'Américains, d'Européens, d'Asiatiques et de Latino-américains. Est-il nécessaire d'encourager les gens à retourner
à la terre ou est-ce que les gens ont besoin d'encouragements pour
le faire ? Sans doute que oui, parce que personne ne le fera sans encouragement. Mais par quels moyens ? En leur demandant de faire preuve de patriotisme ? En leur disant de le faire parce que cela fera
du bien au pays ? Après tout, c'était le but des messages publicitaires
de l'Operation Feed the Nation (OFN) qui étaient destinés à nous empêcher de quitter les zones rurales pour les villes ou de faire venir nos parents qui étaient auparavant agriculteurs pour les faire profiter des possibilités infinies de la vie dans les grandes villes. Peu de gens ont pris ces messages au sérieux. Quelques-uns s'étaient lancés dans la voie du retour à la terre mais s'étaient très vite rendus compte de la futilité de leur décision et avaient vite fait de reprendre leur mode de vie passé.
 

Alors on pourrait se demander comment des pays plus industrialisés et dont l'économie est plus performante ont réussi à retenir dans les champs plus de gens, en majorité, très instruits ? Comment est-ce que des millions de gens continuent à considérer le métier d'agriculteur comme un bon métier dans ces pays alors que, chez nous, il a perdu tout sa gloire. Comment arrivent-ils à augmenter leur production agricole, au même rythme que les secteurs secondaire et tertiaire? Comment arrivent-ils à l'autosuffisance alimentaire, réussissent-ils à réduire les importations de produits alimentaires et, souvent, à augmenter les volumes d'exportation de ces produits, alors que, chez nous, c'est le contraire ? Environ 50% du budget annuel de l'Union Européenne sont consacrés à l'agriculture, sous forme, très souvent, de subventions au revenu versées directement aux agriculteurs dont un grand nombre dépend, jusqu'à 90% de leurs revenus annuels, de ces subventions. Il en va de même des économies mentionnées auparavant. En l'absence de subventions, ils auraient, comme les agriculteurs nigérians, quitté les champs à la recherche de contrats dans les villes, même si leurs gouvernements consacraient des sommes énormes à des projets agricoles. Le message, ici, consiste à faire comprendre que c'est seulement grâce à des programmes de garantie des revenus que l'on a réussi à retenir les gens au champ partout dans le monde. Les Nigérians ne sont pas différents. Un grand nombre de politiques agricoles entreprises par le gouvernement depuis les années 70 ont contribué à détourner des revenus des zones rurales au bénéfice des villes. Par conséquent, ceux qui travaillaient dans les champs sont partis en ville pour, peut-être, devenir entrepreneurs auprès des ministères de l'Agriculture. Pour réussir à les faire revenir, le gouvernement devra faire en sorte que leur activité soit rentable, par le biais de programmes de garantie de revenus, au lieu de programmes de garantie d'intrants qui n'atteignent pas les agriculteurs.Il ne s'agit pas seulement de faire en sorte que les gens reprennent goût au métier d'agriculteur. Une réforme des revenus constitue également la solution pour réduire ou même arrêter l'exode des médecins nigérians. Nous savons tous très bien qu'un grand nombre de diplômés des écoles de médecine nigérianes exercent leur métier aux Etats-unis, en Europe, au Canada, au Moyen-Orient, en Afrique du Sud, etc … Selon des statistiques récentes, il y aurait plus de 5 000 médecins nigérians agréés rien qu'aux Etats-Unis, tandis qu'il y a de moins en moins de médecins dans les hôpitaux nigérians. Le Rapport annuel de la Banque Centrale du Nigeria pour l'année 1998 fait état d'un chiffre de 4 977 patients par médecin, alors qu'en 1994, le chiffre était de 3 701 patients. Par conséquent, on a besoin de plus en plus de médecins au fur et à mesure que la fuite des cerveaux continue à cause des salaires qui sont minables. Nous avons pu faire ce qui était difficile, à savoir construire des écoles de médecine pour former des médecins de qualité qui ont été acceptés sans aucune difficulté partout dans le monde. Cependant, nous prétendons ne pas pouvoir faire le moins, c'est-à-dire leur verser des salaires acceptables pour les empêcher de partir. Ce qui revient à dire que nous avons semé ce que les économies avancées récoltent. Ce qui constitue une perte pour le gouvernement nigérian. Il s'agit pour le pays de mieux payer pour faire fructifier ses investissements.

 
 

La question est beaucoup plus générale qu'il ne paraît. Au Nigeria, la plupart des services sociaux et économiques demandent d'immenses investissements financiers mais peu d'investissements en ressources humaines pour les faire fonctionner. Il existe tant de nouvelles routes, mais il n'y a personne pour combler les nids de poule parce que les fonctionnaires ne sont pas assez bien payés pour s'intéresser à ce genre de tâche. Il est probablement plus raisonnable de veiller à ce que les routes existantes soient de bonne qualité plutôt que d'en construire de plus en plus chaque mois qui seront bientôt remplies de nids de poule.Le jeune Nigérian moyen est convaincu que le gouvernement ne récompensera pas ses efforts et n'hésitera pas à se lancer dans le privé. Aussi, il convient d'entreprendre une réforme agressive des revenus pour arriver à rassurer un grand nombre de jeunes Nigérians qui feront tout pour quitter le pays et s'installer n'importe où parce qu'ils ont compris qu'il n'y a aucun avenir pour eux dans le pays.

 

Le gouvernement se doit de reconnaître la baisse considérable du pouvoir d'achat réel provoquée par le gel des salaires du secteur public, du milieu des années 80 au début des années 90, par le taux élevé d'inflation, la baisse du taux de change, les retraits des excédents d'intervention à l'AFEM et la politique de fixation appropriée des prix des produits pétroliers. Il faut que les salaires réels augmentent substantiellement pour pouvoir réaliser la reprise économique, étant donné que le gros problème aujourd'hui est la chute de la demande privée.Avec un taux d'utilisation des capacités de production qui est de 30% et de gros stocks de produits finis en dépit de ce taux peu élevé, seule une augmentation substantielle des salaires peut avoir des effets généraux sur l'utilisation des capacités de production. Si les acheteurs épuisent les stocks actuels, les sociétés pourront gagner plus et ceci les amènera bientôt à employer plus de gens pour augmenter leurs capacités de production et, éventuellement, à accroître leurs capacités.

 

L'augmentation des salaires réels n'entraînera pas l'inflation dans la situation économique actuelle. Elle permettra plutôt de relancer la croissance économique, au moins jusqu'à ce que le taux moyen d'utilisation des capacités de production dépasse 80%, ce qui va demander probablement trois à cinq ans.Le gouvernement a les moyens d'une telle politique. Néanmoins, il ne s'agit pas seulement d'affirmer qu'il en a les moyens. Il faut qu'il le fasse. C'est pour les producteurs
et les investisseurs le seul espoir de conserver leurs marchés et d'ouvrir des opportunités d'investissements sur le marché intérieur.Pour
la réforme économique que nous préconisons, il ne faut pas au régime Obasanjo plus de temps que la période pendant laquelle l'administration Abdusalam a pu résoudre les problèmes politiques, pourvu que la vision et la volonté nécessaires ne fassent pas défaut .La réforme aura été suffisante lorsqu'elle aura réussi à faire revenir au pays les exilés économiques, tout comme les réformes d'Abdusalam ont fait rentrer
les exilés politiques.

 
 

En guise de conclusion, nous voudrions affirmer que la détérioration actuelle continuera si le gouvernement continue à ne pas rémunérer adéquatement les efforts des Nigérians en continuant à appliquer les politiques salariales peu raisonnables des régimes précédents. C'est en insistant, une fois de plus, sur la nécessité de salaires adéquats que l'on arrivera à relancer la demande privée et à déclencher une croissance économique qui puisse mettre fin à la longue récession et remettre l'économie sur la bonne voie. Au vu des sommes considérables que le gouvernement réussit à récupérer auprès de ceux qui ont détourné les deniers publics, il devrait faire de gros efforts pour les réinvestir sous forme de programmes soutenus d'amélioration des salaires au profit de la totalité des Nigérians.

 

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