INFORMATIONS SUR LE PAYS

-- INFORMATIONS ECONOMIQUES
 

Données macro-éco | Les cinq défis | Le marché | Secteurs d'activité


  Données macro-éco
Le Maroc a mis en place depuis 1983, avec le concours de la Banque Mondiale, plusieurs réformes dans le cadre du Projet d'Ajustement Structurel (PAS). Ces réformes visaient à moderniser l'appareil économique de l'Etat et à attirer les investissements étrangers. Ce programme, en dépit des mesures drastiques pratiquées sur le plan social, a permis au Maroc de renouer avec les grands équilibres monétaires et financiers.
Les choix du Maroc en matière de développement sont résolument et délibérément tournés vers le libéralisme à l'occidentale. Le Maroc s'est déjà vu décerné le titre de "bon élève" du FMI, et, pour le moment, le pari du développement libéral est globalement tenu.

  La dette
La dette Marocaine s'élève à 18,4 milliards de dollars. Les politiques choisies par les autorités marocaines sont en grande partie conditionnées par la recherche d'une solution au problème de la dette extérieure. Dans le cadre de la gestion active de la dette marocaine et sur la base des accords conclus au sein du Club de Paris, le Maroc et la France ont convenu de mettre en place un mécanisme de conversion des créances françaises vis-à-vis du Maroc en investissement. Ce mécanisme, déjà opérationnel depuis 1997, permet d'augmenter les investissements français au Maroc et contribue au développement économique et social. En 2000, une nouvelle tranche de 700 millions de francs (106,7 millions d'euros) a été octroyée portant à 3,1 milliards de francs le total des dettes converties.aprés que cette tranche ont été totalement consommée,les deux pays seront entrain de voir la possibilité de débloquer une nouvelle pour le courant 2003

  Ouverture sur l'étranger
Outre les avantages inscrits dans le cadre de la Charte de l'investissement (suppression de l'agrément préalable, allégements fiscaux, avantages en matière de réglementation des changes,etc.), la Loi de Finances 1999/2000 a réduit de 500 millions de Dh à 200 millions de Dh le montant de l'investissement minimum à tout investisseur pour la signature de conventions avec le gouvernement accordant des facilités fiscales (exonération du droit à l'importation et de la TVA). Le Maroc a signé un certain nombre de conventions qui viennent s'ajouter aux différentes mesures d'assouplissement prises dans le but de promouvoir l'investissement en général et de favoriser les investissements étrangers.
Grands indicateurs

Au terme du premier semestre 2002, le taux de progression de l'indice du coût de la vie a été de 0,8% contre 1,9% en 2000.

Le taux d'inflation en 2002 se situe à 2,9%, niveau presque supérieur à celui de la période précédente 2% .

  Les investissements directs étrangers :
Les investissement et prêts privés étrangers ont enregistré, à fin janvier 2003 un montant de 240 millions de dirhams, soit une diminutions de 46,2% par rapport à 2002.

  Produit intérieur brut :
Après une année 2000 caractérisée par une faible croissance, l'activité économique nationale s'est ressaisie en 2001. Le taux de croissance était de l'ordre de 6,1%, relativement fort comparé à ceux des deux années antérieures. Cette évolution positive est justifiée par une campagne agricole nettement meilleure et par une reprise des exportations.

Après une année 2002 caractérisée par un taux de croissance élevé (5,2%), les perspectives, de croissance demeurent assez favorables pour l'année 2003 malgré un contexte international difficile.
La bonne saison agricole 2002/2003 permettra au Maroc, de maintenir au moins son taux de croissance de 2002.

  Commerce extérieur
Le repli des exportations alimentaires et le renchérissement des importations de céréales ont contribué à l'élargissement du déficit de la balance commerciale à fin juin 2001.

Les flux commerciaux avec l'étranger se sont accrus à fin janvier 2003, de 4,7% contre une baisse de 2,9% en 2002. Cette situation est attribuable à l'augmentation de la valeur des importations et des exportations respectivement de 6,1% et de 2,5%.

Pour les exportations, les principaux produits concernés sont les produits finis de consommation, les biens d'équipement et les produits bruts.

L'exportation des produits du textile et des produits électriques et électroniques a connu de fortes progressions par rapport à 2002 (respectivement 10,2% et 9%).
Pour les importations, les principaux produits concernés sont les produits finis d'équipement, les produits finis de consommation, les demi- produits et les produits bruts.
Les produits alimentaires ont reculé de 21,6% suite à la baisse des achats de blé par rapport à 2002.

  Déficit budgétaire et inflation
Au terme de l'année 2002, le solde commercial a atteint un déficit de 3,3 milliards de dirhams, avec un taux de couverture de l'ordre de 66%.
L'inflation pour 2002 a atteint un taux de 2,9%.

 


  Les cinq défis

  Former les hommes

A avoir trop longtemps considéré que la main d'oeuvre n'était bonne que lorsqu'elle était bon marché et docile, le Maroc paie aujourd'hui un retard inquiétant dans la formation et l'éducation de sa population. L'urgence d'une réforme de l'enseignement est aujourd'hui une haute priorité de S.M. Mohammed VI.

  Sortir des contraintes structurelles
Un endettement trop important, une économie trop dépendante des fluctuations des récoltes céréalières, une population qui croît encore trop vite : les contraintes structurelles sont connues. Les solutions sont plus difficiles à mettre en place. La dette régresse lentement, comme la poussée démographique, mais le PIB fluctue avec les pluies.

  Développer les infrastructures
Les infrastructures sont indispensables au développement d'un pays. Pour les mettre en place, le Maroc n'a plus guère d'autre choix que de miser aujourd'hui sur le secteur privé. La recette marche très bien avec l'énergie, beaucoup moins avec les autoroutes.

  Mise à niveau des entreprises
Les entreprises marocaines vont devoir faire face en 2010 à l'ouverture des frontières avec l'Union Européenne. Dix années devraient suffire pour mener leur mise à niveau. Pour de nombreuses entreprises, notamment les plus petites, cette mise à niveau s'apparente à une révolution culturelle.

  Réformer l'administration
Dans un pays aussi centralisé que le Maroc, la réforme de l'Administration conditionne le devenir du pays. Mettre l'administration au service des citoyens et des entreprises, c'est la révolution à mener.

(Conjoncture, Dossier du mois de Janvier 2000, M. Samuel Vallet, Journaliste)

 

  Le marché

  Le marché
Le secteur public a très longtemps constitué la principale source d'investissements
Il continue de mettre en Suvre des projets d'équipements nouveaux et faisant souvent l'objet d'appels d'offres internationaux.

Le secteur privé, quant à lui, est dans son ensemble demandeur de biens et services. C'est le cas des industries de transformation en premier lieu car leurs besoins en biens d'équipement sont très importants. La demande en technologie dans les industries agro-alimentaires, mécaniques, électriques, chimiques et textiles est également significative.

  Les Relations France - Maroc
Le dynamisme des échanges commerciaux franco-marocains observé ces dernières années a subi un ralentissement en 2002 enregistrant une baisse de 1% par rapport à 2001

Dans un contexte mondial de net ralentissement, les échanges commerciaux entre la France et le Maroc ne régressent que très légèrement
Les importations français en provenance de Maroc ont représenté 1,7 milliards d'€uros en baisse de 4,6% par rapport à 2001, Tandis Que les exportations françaises sont le 1,61 milliards d'€uros en recul de 6,1%

Le Maroc est le 20éme client et le 17éme fournisseur de la France, devant l'Algérie est le Tunisie

De son côté la France reste de loin le 1er client (32% des exportations marocaines) et son 1er fournisseur (19,5% des importations marocaines)

La France est également le 1er investisseur étranger du royaume, avec un montant global d'investissement direct de 2,7 milliards d'€uros en 2001

La présence française au Maroc est forte de prés de 500 Entreprise dont 380 filiales, représentant environ 65 000 emplois

  A titre d'exemple :

LYONNAISE DES EAUX : Concession de la gestion d'eau, d'électricité et d'assainissement de la Communauté Urbaine de Casablanca.

AUCHAN : Prise de participation à hauteur de 49% dans le premier groupe marocain de grande distribution, Marjane, filiale de l'ONA (60 millions d'Euros).

VIVENDI UNIVERSAL : Prise de participation à hauteur de 35% du capital de Maroc Telecom (2,3 milliards d'Euros).

EDF : Construction et gestion d'un parc d'éoliennes à Tétouan.

AXA : Contrôle de la Compagnie d'Assurance Africaine.

ACCOR : Divers projets touristiques pour un montant global de 150 millions d'Euros.

SNECMA : Joint-venture avec la Royal Air Maroc.

LAFARGE : Construction d'une cimenterie à Tétouan (205 millions d'Euros).

ST MICROELECTRONICS : Construction d'une unité de production (300 millions d'Euros).

 

  Secteurs d'activité

  L'Agriculture
Le secteur agricole a une place importante dans l'économie nationale. Il représente en moyenne 15% du PIB et peut varier du simple au double en fonction des aléas climatiques (niveau de pluie). Il représente à lui seul 50% de la population active du pays, sachant que 47% de la population marocaine est rurale. La superficie agricole utile du Maroc représente 60 % du territoire et les cultures de céréales (blé et orge) occupent les 2/3 des superficies cultivables.

  La Pêche
Avec 3500 km de côtes, le Maroc est classé parmi les zones les plus poissonneuses du monde. La pêche emploie par ailleurs plus de 150 000 personnes pour une production globale de 896 000 tonnes. La flotte côtière ou artisanale fournit plus de 85% de ce volume avec plus de 2500 petits navires.

  Les Mines
Le Maroc est le 3ème producteur mondial de phosphates et premier exportateur. Il possède 47% des réserves mondiales. L'Office Chérifien des Phosphates (OCP) est la première entreprise marocaine, emploie plus de 28000 salariés et intervient à hauteur de 30% du PIB. La production de phosphate en 2000 s'élève à 20 millions de tonnes, dont 10,5 ont été exportées.

  Textile et Cuir
Après le ralentissement observé en 1999, l'activité des industries du textile et de l'habillement a connu des évolutions divergentes d'une branche à l'autre au cours de l'année 2000. La branche de la confection, ayant subi l'impact de la dépréciation de l'euro et de la vive concurrence exercée par les pays d'Asie et d'Europe de l'Est, a enregistré un fléchissement de 2,4% après une contraction de 3,4% en 1999. Pour sa part la bonneterie a bénéficié d'une évolution favorable de la demande extérieure.

  Le Tourisme
Le tourisme a réalisé des performances notables en 2000. Le nombre de visiteurs étrangers a progréssé de 8,3% pour atteindre 2,4 millions de visiteurs, dont 877.000 sont de nationalité française. L'activité du tourisme, dont la contribution au PIB s'élève à 8%, a été l'un de pricipaux moteurs de la croissance en 2000. Il constitue desormais la première source de devises du pays de vant les recettes des ventes de phosphate et les transferts de résidents marocains à l'étranger. La mise en place d'une stratégie de valorisation de la filière, inscrite dans le cadre d'un contrat programme entériné en Janvier 2001 entre les autorités et le secteur privé, visent à porter la capacité d'hébergement touristique à 230.000 lits et à accueillir 10 millions de touristes d'ici 2010.

  Le BTP
La contribution du secteur des Bâtiments et Travaux Publics dans le produit intérieur brut a atteint 4,7% en 2000. Après une stagnation durant les années 92-94, le secteur a connu depuis 1995 une certaine reprise suite au lancement du programme des 200.000 logements sociaux. Le montant des investissements a atteint 38,5 milliards de Dh et l'emploi dans le secteur a drainé 6% de la population active, soit 552.539 en 2000. Près de 53.000 entreprises exercent dans le BTP (63% dans la Bâtiment et 23% dans les travaux publics et le reste dans le BTP) et sont essentiellement concentrées sur Casablanca et Rabat dont une soixantaine de sociétés étrangères. L'activité du secteur du bâtiment et des travaux publics a poursuivi son redressement durant l'année 2001. La vente de ciment s'est accrue à fin juin 2001 de 7,7%. Les crédits immobiliers accordés par les banques se sont également renforcés de 11,8%.

  L'Electronique
Cette activité émergente, et notamment la fabrication de composants électroniques, présente une forte vocation exportatrice. L'essor des télécommunications et l'implantation de groupes internationaux au Maroc ouvre à ce secteur de grandes perspectives d'avenir. Les circuits imprimés mono et multicouches, les composants passifs et actifs, les convertisseurs et les équipements pour les télécommunications présentent de réelles opportunités d'investissement, notamment dans la sous-traitance à l'exportation.

  L'Industrie Pharmaçeutique
Avec 22 unités industrielles, dont 4 destinées à la fabrication des médicaments vétérinaires, le Maroc s'est doté, dans ce secteur, d'un tissu industriel utilisant un outil de production performant et une technologie de pointe. Tous les groupes pharmaceutiques internationaux y sont représentés ou implantés. Le secteur dégage un chiffre d'affaires global de plus de 4 milliards de Dh, génère près de 6.000 emplois directs. Les investissements réguliers ont dépassé les 1,2 milliards de Dh entre 1995 et 2000.

  Le Secteur Financier
Les réformes du marché financier ont permis de dynamiser les activités de la bourse de Casablanca qui malgré sa création dans les années 20, représentait il y a encore huit ans un modeste marché des capitaux.
Sous l'impulsion des privatisations, la capitalisation boursière a été multipliée par 20 en 10 ans. On a assisté principalement à un développement des titres obligataires, à la création d'un institut de contrôle des opérations boursières, le CDVM (Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières), et à la création d'organismes de placement collectif (SICAV et fonds communs de placement). Après une période de forte croissance, on assiste actuellement à un essoufflement de la Bourse de Casablanca qui a besoin de l'entrée sur le marché financier, de nouvelles sociétés, particulièrement celles à capital familial.